JEAN-CLAUDE FARHI
Né à Paris en 1940
Vit et travaille en France
De 1946 à 1957, Jean-Claude Farhi habite en Colombie à Bogota avec sa famille. A son retour, il étudie à l’école des Beaux-Arts de Nice. Il rencontre Danielle Giraudy, qui deviendra plus tard conservateur du musée Picasso à Antibes.
En 1959, Jean-Claude présente sa première exposition personnelle, et rencontre les artistes César et Arman. C’est le point de départ d’une amitié forte et durable.
En 1960 Farhi rejoint l’armée et est envoyé en Algérie en tant qu’infirmier. A son retour, en 1962, il continue à peindre mais est obligé de travailler dans l’entreprise familiale suite au décès de son père. En 1965, Farhi expose à la galerie du Damier à Paris. En 1966, il utilise des pièces d’engins usagés qu’il soude et peint pour les transformer en sculptures présentées sur des bases en métal chromé.
A partir de 1967, il incorpore divers éléments plastiques dans ses sculptures. Grâce à ces nouvelles recherches, Farhi commence à concevoir des sculptures exclusivement à partir de polyméthacrylate de méthyle (nom savant du plexiglas). En 1968 il connaît un grand succès lors de son exposition de sculptures plastiques et métalliques à la galerie Iris Clert, à Paris, intitulée « Chromplex ». C’est à ce moment là que Jean-Claude Farhi passe du statut d’artiste régional à celui d’artiste national, et même international. Il assiste César pendant plusieurs années et voyage ainsi avec lui à travers l’Europe.
De 1969 à 1973, Farhi travaille énormément avec les usines italiennes de Plexiglas, et devient un expert reconnu sur l’utlisation de ce matériel. Il découvre New York en 1972 et décide, en 1981 de diviser son temps entre son atelier de Soho à New York, et celui du sud de la France.
Accueilli et encouragé par Arman, qui lui recommande de “voir grand”, il commence bientôt à signer des pièces de grandes dimensions, colonnes, stèles et disques. En 1989, il expose sa première sculpture monumentale à géométrie variable à New Canaan, dans le Connecticut aux Etats-Unis. Immédiatement après, en 1990, sa grandiose sculpture « Dissémination » située face à l’aéroport de Nice est inaugurée : 34 mètres de haut, 21 tonnes, 9 mètres de porte à faux, c’est la plus grande sculpture jamais réalisée en “perspex” (famille des plastiques).
A partir de 1991, ayant “fait le tour des possibilités du matériau plexiglas”, il s’oriente vers le traitement de l’acier brut pour des grandes sculptures destinées au plein air, comme celles qui ont été exposées l’été dernier sur le quai des Etats-Unis.
Aujourd’hui père de deux enfants (David, 19 ans et Victoria, 14 ans), Jean-Claude Farhi poursuit son oeuvre de “colonisation” des arts plastiques.