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BIOGRAPHIE
LES OEUVRES

KIMIKO YOSHIDA
KIMIKO YOSHIDA a suivi des études de photographie au Japon puis en France où elle vit et travaille depuis 1995.

Ses études :
Bachelor of Arts, Faculty of Literature, Chuo University, Tokyo, Japan (1986) Tokyo College of Photography, Japan (1995)
École nationale supérieure de la photographie, Arles, France (1996)
Studio national des arts contemporains,Le Fresnoy, France (1999)

Son parcours :
Elle tire de l'expérience de son enfance la force d'inspiration. Elle déclare: « J'ai fui le Japon, parce que j'étais morte. Je me suis réfugiée en France, pour échapper à ce deuil. Quand j'avais trois ans, ma mère m'a mise à la porte. J'ai quitté la maison en emportant une boîte avec tous mes trésors. Je me suis réfugiée dans un jardin public. La police m'a retrouvée là, le lendemain. Depuis, je me suis toujours sentie nomade, vagabonde, fugitive."
Son travail tourne essentiellement autour d'autoportraits. Dans un série de 2003, "Marry me" elle se représente en mariée pour retrouver les jeux de son enfance où elle inventait des robes de mariées pour ses poupées.
Fin 2006, elle investit la Collégiale d'Avallon pour un infléchissement de son œuvre vers un travail sur les tombeaux.

Son oeuvre :
Esthétique de l'effacement
Les autoportraits de KIMIKO YOSHIDA subliment une enfance marquée par l'abandon et l'errance. Ses travestissements se nourrissent de fantasmes, de souvenirs, de rêves et de légendes… Fantomatique, travestie en homme ou androgyne, l'artiste japonaise se pose inlassablement des questions liées aux identifications, à la transformation, à l'unicité et à l'universalité. Ses photographies, vidéos et installations laissent apparaître ou disparaître son visage, déguisé et maquillé. Subtile, fictionnelle et paradoxale, elle créé, selon les préceptes de l'éloge de l'ombre de l'écrivain japonais Tanizaki, des cadres lumineux à sa fantaisie intérieure. Sa quête d'hybridation des cultures et de transformation de l'être la conduit à des métamorphoses multiples, dans des univers inventés, propices à une déconstruction personnelle systématique.. "Tout le monde cherche à être unique, dit-elle, moi je veux être plurielle, devenir universelle".